<< On s'frottera l'un contre l'être à s'en faire cramer l'squelette et à l'horloge de mon coeur à minuit pile on prendra feu, pas même besoin d'ouvrir les yeux. >>
Tic-Tac, Bo-Boom.
Doom-Dee-Doom-Doom...
Comment, faire un peu le point ?
Mmmh. Faut dire que je regarde déjà ma vie dans un rétroviseur, comme qui dirait. Le 15 qui s'éloigne et laisse la place au 16. Et au fond, ça change quoi ? J'rentre un peu plus dans le rang, et c'est tout. Des papiers à aller chercher, des formulaires à remplir... Des mots, du papier, des chiffres, un peu d'encre et de désordre appelé ordre et que j'abhorre. Hop, et un peu anarchiste sur les bords, du moins dans le vrai sens du terme très cher. Des idées sur c'que j'veux foutre de mes pieds dans le futur, malheureusement pas celles que la Raison aimerait entendre. Quand je lance abruptement "Sans Domicile Fixe" l'interlocuteur me lance des regards outrés et des "Nan mais tu rigole ?". Non, pas cette fois. Un recul dans c'que j'aime le plus faire dû à ma connerie, une obligation de récupérer toutes les musiques perdues car non, ce n'est toujours pas terminé, et qui m'empêche d'aller de l'avant et de connaître de nouvelles sensation avec des découvertes. Gnerk. J'y crois moi, dur comme fer, à c'tour du monde. J'irai cherché un Magic Bus dès que j'en ressentirai le besoin, et je reviendrai à temps pour prendre les autres gens parce que je l'ai promis. Si j'suis pas morte entre-temps. (Crevée comme un chacal comme dirait l'autre.)Temps... J'imagine que je ne devrai pas jeter ma montre. Dommage. Ptêtre que j'm'entendrai pas avec tous mais j'ferai de mon mieux. Si, j'y crois à ce monde utopique. Et quand ils en auront vu assez je les ramènerai et je repartirai et là je ne reviendrai pas. Ah mais. Non, on n'retrouvera pas ma carcasse de Rimbaud-Chacal. Bien sûr il ne faut qu'ils abandonne ce rêve sur le bas-côté, sinon j'me retrouverai seule à prévoir ça une fois de plus. J'écrirai et ferai des photos avec un peu d'musique, que demander de plus ?
Un point sur le présent. Disons qu'il va mieux qu'auparavant. Sous certains aspects. Des têtes que je n'avais remarqué sortent de la foule, d'autres que je connaissais sans réellement être attachée se démarquent plus, et j'essaie de rabaisser certaines que je relevais, tant bien que mal. Faudrais que j'arrive à mettre un point final quand l'autre le fait aussi, mais il y a toujours un trucs au dernier moment et qui m'en empêche. Mmmh, s'il est facile d'entrer dans mon fuckin'coeur, il est dur et surtout douloureux pour moi d'en sortir. Et une fois qu'il est fermé, impossible d'y rentrer. Je n'pense pas un jour réussir à les apprécier ceux-là, surtout ces derniers temps, leurs moqueries ouvertes, leurs regards de haut... Et alors, on s'en fout. Ils ont réussi à avoir ce dont je voulais profiter avant qu'il ne soit trop tard, ils prennent ce que je pourrai avoir, ils s'infiltrent dans mes rêves, ils foutent tout en l'air; je leur grimace au nez. Ils pourraient me prendre tout, je continuerai de leur jeter mon rictus méprisant, et jamais, jamais je ne les laisserai toucher à mes faiblesses. Jamais, jamais ils n'auront ma clé...
<< Quand je panique la mécanique de mon coeur déraille au point que je me prenne pour un vieux train,
Loco-Locomotive à vapeur qui fait du wheeling sur les rails de mes propres peurs,
J'ai peur de quoi? J'ai peur de toi, enfin de moi sans toi, regarde,
Tu vois la vapeur filtrer sous les rails...
C'est la panique mécanique de mon coeur, Loco, Locomotive Loco-Locomotive à vapeur,
La panique mécanique de mon coeur, Loco, Locomotive Loco-Locomotive à vapeur...>>Mouah. Je ne me reconnais que trop sous certains aspects de ce livre. Des fois, il me prend l'envie de tourner mes aiguilles et de remonter dans le temps. M'approcher de cette petite à l'air perdu. Elle est différente des autres, elle est seule. De ses petits yeux elle envie les autres mais jamais ne les approche. J'aimerai la prendre par la main, qu'elle me regarde, qu'elle s'asseye sur mes genoux. Qu'elle me prenne dans ses petits bras tout fins. Qu'on pleure enfin ensemble. Que je la supplie de changer son présent, qu'elle change son futur, qu'elle change mon présent, qu'elle change mon passé. Qu'on change notre futur ensemble. Mais elle en est encore à se cacher dans les coins, à serrer ce qu'elle peut contre son coeur et appeler doucement sa mère comme une enfant pourtant trop vite confrontée à la dureté du monde, les yeux remplis de larmes. Il lui manque quelque chose qu'il lui manquera encore longtemps, mais quoi ? Elle recommencera ça encore deux fois dans sa vie, deux fois de trop. A peine attachée à quelqu'un qu'on lui arrache déjà, comme si elle n'avait pas le droit aux même plaisirs que les autres. Les autres qui font tout pour la déstabiliser, lui faire mal, car elle ne sait pas se défendre. Dans ses heures perdues, elle se forge sa carapace qui ne se brisera plus jamais, malgré leurs coups. Retrouver ses écrits et m'y plonger est toujours une épreuve mais je ne peux me résoudre à les détruire. Le petit carnet violet est quelque part dans mon étagère. J'me fous de ses fautes. Love is dangerous for you tiny heart...
My motherfuckin'heart does click-clock, ding-dong. Pourquoi rien qu'à ces évocations c'est une hémorragie lacrymale ? Don't you wanna sleep, don't wanna sleep, ou sinon tout ça viendra se mélanger, s'entrechoquer.
Je ne veux pas effrayer pour exister...
Sortons de là, ça n'peux pas te bouleverser comme ça me le fait.
Whatever, pour l'instant tant bien que mal je suis aussi stable qu'un éléphant sur une ficelle mais je fais de mon mieux avec le peu que j'ai. Ca f'sait longtemps que quelqu'un n'avait pas mis les pieds chez moi, ça faisait longtemps que quelqu'un n'avait pas organisé une fête pour mon anniversaire, ça faisait longtemps que je n'avais pas souris sans raison. Le baptême du Soubise, de ses Ouhlala et leurs fringues hors-de prix, Ho Meeeeerde !
Bonne fête Florence... <
:D.
May I Have To Scream ?